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  • : greffé du foie le 02 01 2008 désirerais entrer en contact avec toutes personnes greffées ou en attente de greffe. Je suis bénevole au sein de l'association Don de vie et Donneurs de vie. Prendre contact en laissant un message dans les commentaires ou : contact par mail:lucien.dolle@orange.fr
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Pour avoir la liste des dons de sang  dans l'arrondissement de Béthune et de plasmaphérèse dans le Pas de Calais

Veuillez vous reporter à la catégorie "Campagne pour le don"

Vous pouvez aussi consulter le site de l' établissement Français du sang.

www.dondusang.net   rubrique donner

 

Plus que jamais le don reste un besoin permanent

 

 

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 17:01

Chers amis de la blogosphère .

Je vous informe de mon changement de blog .

celui-ci devient

http://don-de-vie-62.eklablog.com/recent

 

Ci-dessous le premier lien d'un de mes articles

 

http://don-de-vie-62.eklablog.com/le-guide-du-don-d-organes-a114513958

 

A bientôt de vous retrouver

zouave62660 zouave62660 - dans Divers
18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 12:36

Ingrédients pour 4 personnes

Lotte farcie au Pouligny-saint-pierre

 

Préparation : 20 mn             Cuisson :  15 mn

 

Détaillez les filets de lotte en tranches de 5 cm de long sur 5 d'épaisseur

 

Coupez le pouligny-saint-pierre en petits dès de 1 cm

 

Assaisonnez la lotte de piment d'espelette et de fleur de sel

 

Disposez au milieu 3 cubes de fromage et roulez le tout dans du film plastique

 

Mettez cuire à cuire 4 mn dans de l'eau bouillante

 

Epluchez et taillez en biseux les jeunes carottes

 

Faites-les sauter avec un peu d'huile , 2 Cà soupe d'eau et une pincée de baies roses

 

Stoppez la cuisson lorsque les carottes sont devenues suffisamment tendres

 

Déposez les tranches de lotte au fromage fondu sur les jeunes carottes

 

Dégustez

 

Le petit plus

 

Vous pouvez parfumer la lotte avec des champignons et des herbes , insisez une queue de lotte avec un couteau éminceur et farcissez-la de ce mélange avant de la faire cuire entière

 

zouave62660 zouave62660 - dans délices au fromage
12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 16:23

Ingrédients pour 4 personnes

Canapés de saumon au chavignol

Préparation : 10 mn         Attente 2  heures .     Pas de cuisson

 

Dans un petit saladier ,

 

Passez les crotins de chavignol au mouli à légume

 

Ajoutez la crème fraîche , la ciboulette , le sel et le poivre

 

Mélangez

 

Etendez un film sur votre plan de travail

 

Etalez 3 tranches de saumon fumé , coupées en rectangle

 

Disposez le mélange crème-chavignol moulé en forme de rouleau sur les tranches de saumon

 

Roulez-les pour obtenir un tube de 3 cm de diamètre

 

Faites durcir au réfrigérateur

 

Coupez en rondelles de 2 cm d'épaisseur

 

Disposez sur des tranches de pain de campagne grillées 

 

Servez avec une salade de ^mâche aux noix .

 

Le petit plus

 

Vous pouvez apporter du croustillant en torréfiant des noix à la poêle . Disposez -les concassées , sur le saumon avant  d'ajouter le fromage et de rouler les tranches

 

on peut aussi ajouter des fruits crus ou cuits

 

zouave62660 zouave62660 - dans délices au fromage
11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 12:19

 

 

Désormais , avec la Steris OT1000, les chirurgiens de l'institut Calot-fondation Hopale vont pouvoir pratiquer des interventions orthopédiques poussées avec plus de facilité

Une table d'opération unique en Europe arrive à l'institut Calot de Berck

 


Contrairement aux autres tables , elle est fabriquée entiérement en carbone . On peut effectuer des radios de la hanche sans être géné

 

Fini d'instaler les patients sur des << billards >> classiques avec des coussins pour pouvoir opérer une hanche . Depuis l'acquisition de la Steris OT1000 par l'intitut Calot-fondation Hopale , les chirurgiens peuvent manipuler les patients de façon à pratiquer des interventions orthopédiques ( os, articulations , muscles , tendons ...) poussées . << L'accès n'est pas évident pour travailler sur le fémur , explique le docteur Bertrand Bouxin , chef de service orthopédie , Avec cette table , on peut baisser la jambe du patient de façon à ce qu'elle ne soit plus dans l'axe du corps . Elle permet d'opérer par voie antérieure , alors que traditionnellement on opère la hanche par voie postérieure .

 

Un argument médical et économique

 

Quelle différence entre ces deux interventions ? << Après une opération par voie antérieure , le patient peut être debout le soir même . Il peut rentrer chez lui au bout de cinq jours >> , contre quinze jours avec une opération par voie postérieure . << Cette méthode limite aussi les risques infectieux >>, puisque le chirurgien ne coupe plus les muscle mais passe au tavers .

 

Bien que le modèle soit répandu aux Etats-Unis , la table d'opération fraîchement arrivée à  Berck-sur-Mer  est la seule d' Europe , elle sert , entre autres , à la chirugie du membre inférieur , la traumatologie fémorale et tibiale , l'arthroscpie de la hanche et la prothèse de la hanche . << Contrairement aux autres tables , elle est fabriquée entiérement en carbone , ajoute Bertrand Bouxin .On peut effectuer des radios de la hanche sans être géné .>> D'un coût de 100 000 € , ce matériel est << très fiable médicalement et moins onéreux car il nécessite moins de personnel: on peut faire une prothèse avec un ou deux chirurgiens seulement .

 

 

Une table d'opération unique en Europe arrive à l'institut Calot de Berck

 

Reconnu dans le milieu hospitalier , l'institut Calot est spécialisé dans la chirurgie orthopédique , notamment des membres inférieurs . Ainsi , cet investissement devrait être rapidement amorti . << Ce matériel est un argument médical et économique >> résume Bertrand Bouxin , qui estime la durée de vie de la table à 10 ans

zouave62660 zouave62660 - dans sciences et découvertes
10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 09:07

Crues ou cuites : que du bon !

Les carottes

 

Entre ce légume familier et nous , c'est l'amour fou : on l'adore et il nous fit autant de bien qu'il nous régale dans tous ses états

 

La révolution orange

 

Les expressions , proverbes et plats mytiques qu'elle a inspirés , sa couleur pimpante et son goût sucré , sa profusion et son prix modique , sa place au troisième rang des légumes les plus consommés en France ( après la pomme de terre et la tomate ) : sa popularité laisse à penser qu'elle est de nos menus depuis toujours . Faux ! repérée il y a cinq mille ans en Afganistan ( ou Iran ) , elle intéresse Grecs et Romains pour ses vertus médicinales .Pourtant ce légume-racine amer et fibreux ne déclenche pas d'enthousiasme gustatif . Et , surtout , il est ... blanc, mais aussi brun, rouge ou violet ! Jusqu'a ce que des Hollandais croisent , au XVIe siècle , une variété à chair blanche avec une autre à chair rouge pour obtenir une racine d'un orange lumineux qui va supplanter toutes les autres .

Révolution dans les potagers ! Au terme de bien des sélection bonifiant goût et texture , la carotte orange s'impose enfin dans nos assiettes , au début du XXe siècle .

 

La tête dans le sable

 

La production mondiale s'élève à 30 millions de tonnes par an , Chine, Russie et Etats- Unis en sont les plus gros contributeurs . Avec 700 000 tonnes par an , la France en est  le deuxième producteur européen ( après la Pologne ) . C'est surtout en Aquitaine et en Normandie , la carotte appréciant les sols légers et sablonneux des zones littorales , que sa culture s'épanouit . Et dans le Cotentin que la brillante et juteuse carotte des sables de Créances , avec les algues marines pour engrais naturel , se distingue entre toutes . Par un goût unique , un orange soutenu et un Label ... rouge . Enfin , si les carottes ont tant la cote , c'est également parce qu'elles assurent toute l'année , d'avril à juillet , celles de garde ou d'hiver , de décembre à avril , et , entre les deux , les carottes d'automne .

 

Une fée pour la santé

 

En plus de << rendre aimable et donner les cuisses roses >> par son bêta-carotène , elle nous protège contre vieillissement, maladies cardiovasculaires et cancer . Sans elle , le boeuf -carottes n'exsisterait pas ; potée , pot-au-feu et potage seraient bien ternes . En purée , glacée au sucre ou au miel , ou encore à l'orientale avec cumin ou coriandre , la carotte se prête à toute les préparations , y compris dans le fameux carrot cake américain . Crue , la carotte râpé est une reine , découpée en bâtonnets pour l'apéritif , elle est à croquer comme une friandise et , en jus , c'est un coktail de beauté !

 

Les carottes << vintage >>

Blanches, jaunes, brunes, rouges ou violettes , elles ont fait leur apparition sur les étals ces dernières années comme de nouvelles créations , mais ne sont en réalité que des variétés anciennes aux couleurs d'origine . Visuellement intéressantes pour changer de ton , elles se prêtent bien au jeu , marinées au citron pour composer un ravissant carpaccio ou bien frite en chips ou en tempura .

 

En Normandie

 

Créances , sur la côte ouest du Cotentin , fête sa jolie carotte tous les ans ( en août ) depuis 1990 : marché , concoursde compositions léguminières , gastronomie , animationd et feu d'artifice ( 02 33 46 30 18 ) .

zouave62660 zouave62660 - dans le savez vous
7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 16:08

Je m’appelle Anne, j’ai 38 ans.
 Je suis greffée du cœur depuis 2011.

 

J’avais 11 ans, c’était ma première semaine au collège, c’était le premier cours de sport de ma vie. J’ai perdu connaissance. Jamais plus je n’ai fait de sport. J’ai regardé les autres faire du sport, au cas où. Au cas où la maladie qu’on me détecterait serait « guérissable ». Mais la maladie cardiaque héréditaire que j’avais ne se guérirait jamais. C’était une cardiomyopathie hypertrophique obstructive : le muscle cardiaque épaissi exerce une pression sur une cavité du cœur, ce qui bloque de ce fait l’apport sanguin.

 

 Je devais prendre des médicaments pour ralentir mon cœur et ne pas l’épuiser et d’autres médicaments à base d’iode pour que ce cœur garde un rythme normal. Quand je montais des escaliers, je devais m’arrêter à la 3ème marche pour reprendre déjà mon souffle, je respirais toujours profondément pour aller chercher dans mes poumons l’énergie que je ne trouvais pas dans mon cœur.

 

 Quand je faisais des excès, que je marchais un peu trop longtemps, que je tentais de m’amuser, je le payais rapidement les jours qui suivaient par une douleur au foie. Il était une fois…

 

A la fin du collège je suis opéré à cœur ouvert pour essayer réduire l’épaississement du muscle de mon cœur.

 

Mon enfance m’a quitté le jour où l’on m’a annoncé que j’étais malade. Je ne me suis jamais demandé pourquoi moi ? Je n’ai jamais été jalouse des autres, c’était ma vie, avec ses joies et ses moments de tristesses, quand la nuit, au lieu de dormir je pleurais de fatigue et de stress en serrant mon chat. Je savais que je n’aurais pas d’enfant, je savais que je ne vivrais pas aussi longtemps que les autres.

 

 En classe de 1ère, on me pose une pile ou pacemaker. Soit disant pour aider mon cœur à se contracter, soit disant, car je crois que je n’ai jamais senti un mieux-être.
 A 18 ans on me parle même vaguement de transplantation cardiaque.

 

Et puis, plus tard, vers 25 ans, je commence à faire des troubles du rythme des oreillettes ce qui m’épuise encore plus, dans cet état le moindre effort est insupportable, alors je dois souvent aller à l’hôpital pour faire des cures d’iodes et des chocs électriques (une fois je n’ai pas eu assez d’anesthésiant et je me suis réveillé le torse transpercé par l’électricité). Il fallait garder le sourire, garder la face. Mais à force, à force, ces chocs n’étaient plus vraiment efficaces. Il a fallu passer aux ablations des foyers d’arythmies dans les oreillettes.

 

C’est une forme de torture qui dure des heures, jusqu’à 5 heures ou plus, sans bouger, sans anesthésie générale, on brûle les fameux foyers, et on brûle encore. Et ensuite on rentre chez soi et cela recommence car en détruisant ces foyers, on en a créé d’autres et parce que mon cœur ne voulait plus battre normalement, il ne voulait plus tenir la cadence et donc encore des ablations et encore des ablations.

 

 J’ai toujours mal au foie, je suis toujours de plus en plus fatiguée. Au cours d’une de ces nombreuses hospitalisations pendant lesquelles je fais des tachycardies qui durent jour et nuit, on arrive même à me trouver au milieu de toute cette cacophonie cardiaque un trouble du rythme mortel : ventriculaire.

 

 Bam-Bim-Bom-Boum, on arrache les sondes qui sont dans mon cœur depuis tant d’année pour en mettre d’autres afin de remplacer la pile par un défibrillateur qui m’envoie parfois des chocs, et c’est affreux, et ça continue, et ça ne s’arrête pas, et je ne peux presque plus marcher, les nuits sont toujours plus longue et plus froide, je m’étouffe, je ne sais pas si je vais me réveiller, je ne peux plus rien faire et patata et patati parce que ça devient tellement pénible que ça ne vaut même plus la peine de vous le dire. Mais un jour on m’a dit qu’on allait me greffer un cœur : c’était le plus beau jour de ma vie. Ma sortie de secours, ma lumière du jour… un sens à ma vie.

 

Aujourd’hui je n’ai pas de problème, la vie est facile, je me lève, je ne suis pas fatiguée, je me couche, je ne m’étouffe pas. Je suis en grandes vacances : j’ai quelques années à venir et à VIVRE .

 

 Merci aux donneurs d’organes. ( source : le projet du coeur du 02 12 2014

zouave62660 zouave62660 - dans témoignages
6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 14:39

Sa deuxième place , entre la pomme et l'orange au hit-parade de nos fruits préférés , fait presque oublier qu'elle vient de loin .

La banane , un bon régime

 

La plus grande herbe du monde

 

Le bananier serait la plus ancienne culture alimentaire de l'histoire de l'humanité . Précisons que, contrairement aux apparences ce n'est pas un arbre mai une ( belle ! ) plante de 15 mètres de hautet à feuilles géantes . Pour récolter le régime de bananes , on doit couper son faux tronc , constitué de feuilles imbiquées et provoquer ainsi la mort du bananier .

 Originaire d'Asie du Sud-Est , il s'est répandu , au grès des déplacements humains ( conquêtes et explorations ) . C'est ainsi notamment qu'il aurait été implanté dans les Caraïbes et l'Amérique Centrale par des Espagnols au XVIe siècle . Mais ce fruit exotique , aujourd'hui courant , resta longtemps un produit de consommation locale dans les régions tropicales humides où il pousse . Les Européens , pour en déguster , devront attendre la fin du XIXe siècle , époque ou deux compagnies nord-américaines prennent l'initiative - et le contrôle - de leur transport commercial .

 

Vive la banane française!

 

Situées en zone tempérée, l'Europe et la France font pourtant pousser leurs bananes ! Grâceà leurs RUP ( régions ultra-périfériques ) comme les îles Canaries ( espagnoles ) , Madère ( portugaise ) et nos exotiques Guadeloupe et Martinique qui offrent au fruit la chaleur humide qu'il lui faut . 260 000 tonnes de bananes arrivent ainsi chaque année des Antilles .

Récoltées toute l'année - vertes, car elles continuent de mûrir après la cueillette ( c'est un fruit climactérique ) - , elles sont transportées en dix jours par cargos réfriérés à 13° C ( pour bloquer la maturation ) jusqu'au port de Dunkerque , placèes en mûrisserie ( à 16°C ) pendant quatre à huit jours , puis envoyées ( à nouveau endormies à 14°C ) sur les points de vente, elles finissent de mûrir ( à température ambiante ) dans nos compotiers .

La banane de Guadeloupe et Martinique , qui assurent 40 % du marché français , est la première richesse agricole des deux îles , le premier employeur privé , avec 10 000 emplois , et la plus propre au monde sur le plan environnemental .

 

Rhum et chocolat

 

Par ses sucres , vitamines et fibres , la banane est à la fois nourrissante et facile à digérer , énergétique et moins calorique qu'une barre chocolatée ! Bref , à manger par les deux bouts . Nature , en salade , tarte , compote , confiture, oubien poêlée . Sans vous priver de la marier à ses deux chouchous : le rhum flambé ( réservé aux adultes !) , et surtout le chocolat , à toutes les sauces , à commencer par le banana split !

 

Coups de coeur pour d'autres bananes

 

Les petites (type rose des Antilles , frécinette) encore plus parfumées et sucrées , font merveille en compote ou d'autres desserts .

La banane plantain , à chair moins sucrée et surtout plus ferme , se consomme uniquement cuite, en légume . Moins courante , sa présence donne aux recettes d'autant plus d'exotisme .

 

Rendez-vous aux Antilles

 

Le musée de la banane , à Sainte-Marie ,en Martinique ( 05 96 69 45 52 ) ou la maison de la banane à Trois-Rivières en Guadeloupe ( 05 90 92 70 75 ), donnent aussi des adresses de plantations ouvertes au public . Retrouvez la banane de Guadeloupe et Martinique et ses planteurs au salon de l'agriculture ( 21 février au 1er mars ) .

 

Plus d'infos :   www.bananeguadeloupemartinique.com

zouave62660 zouave62660 - dans le savez-vous
5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 17:28

Avant toute chose, je tiens à préciser que si je partage ce grand moment avec vous ce soir, ce n’est pas pour recevoir de la pitié ou autre, mais lisez ceci comme un témoignage d'espoir, de VIE.

 

Je vous l’offre.

 

C’était il y a 19 ans.. Presque HIER... je me souviens des moindres détails.

 

Mardi 14 novembre 22h10 : En répétition…Problème de son avec les Grattes, pendant ce temps je m'offre un tête à tête avec mon piano. Rien ne pourrait me perturber.....Me sortir de ma bulle.

 

Et pourtant...

 

22h20 : Une voiture arrive en trombe…Sans même un mot j’ai déjà compris : D’un coup je deviens sereine je ne pense plus à rien.

 

Le futur de ma vie va se décider cette nuit.

J’entends à peine les quelques mots prononcés par le frère de mon défunt compagnon qui vient m’avertir « Lisa le CHUR de Bordeaux a appelé il faut que tu y ailles.. Tu as 3h.. Ils t’attendent ils ont un donneur… »

 

Telle un androïde je plie mes affaires, débranche les jacks, avant que "Chris the Voice" ne me dise « qu’est-ce que tu fous là ? Tu as compris ? Bordeaux t’attend ! Un REIN t'attend».

 

Oui j’ai compris.

 

Depuis 15 ans que j’attends cet appel.

 

15 longues années branchée à une machine pour vivre.

 

Peut-être que cette foutue machine, dans quelques heures fera partie de mon passé.

 

Le temps de repasser par chez moi, embrasser ma mère, chercher à appeler mon père qui est en déplacement.

 

Ce moment me semble surréaliste aujourd’hui.

 

Appeler les hotels à minuit, pour parler à mon père.

 

23h45 : A peine une heure plus tard j’étais à bordeaux… je vous passerai les détails sur les excès de vitesse ! Et le sanglier que nous avons frôlé...

 

C’est là que tout s’enchaîne et que l’on ne contrôle plus grand-chose. Les premiers examens... Derniers contrôles pour savoir si ce soir ma vie va changer… Echos cardio, prise de sang, un cheveu arraché, un doigt piqué..Recherche du fameux "Cross Match" ! Mon ventre mesuré : je suis devenue objet…

 

Qui de Chris ou de moi sommes les plus anxieux...

 

Aucune idée. Lui si paisible habituellement, a un visage crispé..Un regard rempli de peur... Moi déjà d’une nature speed..Les summums sont atteints !! 

 

D’ailleurs voilà que l’un des médecin me le reproche ! Il est marrant lui... Je voudrais l’y voir.

 

1h00 du mat : Impossible de rester dans ma chambre..Je pars faire les 100 pas dans le couloir… Bizarrement je ne suis pas la seule…C’est terrible de se dire « soit c’est toi soit c’est moi… mais la chance ne sourira pas à nous deux » Je voudrais parler... Partager ce moment… Mais je pense que c’est cruel.

 

En même temps c’est peut-être moi que je protège.

 

2h00 du mat : Le médecin qui revient et comme je fais toujours les 100 pas, j’ai droit à une petite engueulade ! Ben oui il faut être zen pour aller au bloc… dans le cas ou j'irai évidemment. Mais il me connaît depuis si longtemps .

 

C’est presque la famille : il sait que la zen attitude et moi nous sommes rarement croisées.

 

Aller hop un calmant et au lit !

 

Alors au lit sans problème… mais le calmant j’attends encore qu’il fasse effet !!

 

3h 00: On vient me refaire une analyse.. Mon cœur palpite...Plus on avance dans la nuit et plus d’analyses sont faites… plus ça voudrait dire que c’est pour moi…

 

Je n’ose pas y penser ; J’ai déjà été déçue 3 fois ; je m’interdis de penser que je pourrais vivre à nouveau comme tout le monde... Je vais vers la fenêtre. il pleut;

 

Des images défilent dans ma tête ; cette machine que je déteste, machine avec qui j'ai vécu 15 ans.

 

Inconsciemment les larmes coulent sur mes joues, comme sur la vitre....

 

Impossible de les arrêter.

 

3h30 : J’allume la Tv … je prends un livre… lis 10 fois la première page…

 

4h00 : Toujours rien..

 

5h00… 6h00 : C’est insoutenable... certainement la nuit la plus interminable de ma vie....

 

Quand soudain...On frappe à ma porte : C’est le professeur, une seule question :

 

« Partante pour la grande aventure ? »

 

Aucun son ne sort de ma bouche ; L’émotion prend le dessus…Je pleure comme une gamine… Et Christophe aussi !!! Le professeur tout d’un coup n’est plus professeur…Il s’approche me prend dans ses bras ; Me réconforte « aller le plus dur est derrière.. Laisses toi aller ! Que du bon NOUS attend… On se retrouve au bloc dans 1h30."

 

Le temps de me préparer, stériliser mon corps… Et je ne verrai pas ces 1h30 passer ; un autre calmant et je tombe.

 

 Enfin apaisée.

 

7h00 : Les brancardiers arrivent…Je suis dans le cirage.. J'ai la force de faire un signe de la main à Chris.. Je crois que lui m’embrasse mais pas sûre.

 

Pour lui de longues heures l’attendent.

 

Tout n’est que brouillard…L’ascenseur du 12ème au bloc qui est au sous sol… Les lumières des néons défilent … je ne capte rien…Toute une équipe s’affaire autour de moi.. des bruits... des machines.. Des fils... 15 personnes je crois rien que pour moi ! Le grand luxe !!

 

Je ne réagi plus..Enfin encore un peu car lorsque l’infirmière me met le masque à oxygène voilà que je m’affole ! Faut bien que je m'exprime un peu ! ! Un peu de piquant dans cette nuit… presque calme…

 

J’entends à peine « c’est ok ; elle va s’endormir.. Que je suis déjà avec Morphée; Quelle légèreté… 6 heures durant je resterai là, dans ce bloc endormie paisiblement pendant que toute une équipe s’affaire sur moi pour changer mon avenir.

 

15 novembre 15h00 : J’ouvre un œil Où je suis ?

 

Je n’en sais rien..

 

Que font ces messieurs en blouse blanche autour de moi ? Je n’en sais rien !

 

Et tout d’un coup un visage connu : mon professeur ! Le professeur Poteaux. ..

Et une douleur dans mon ventre ...

 

« Ça va Lisa ? Tu me reconnais ? Tu te souviens ? »

 

« OUI je me souviens ! OUI j’ai étais greffée d’un rein cette nuit.. Enfin je crois »

 

Il me fait un clin d’œil avant de me dire

 

« Oui et tout c’est bien passé ! Il fonctionne à merveille ton nouveau rein »…

 

Mes larmes coulent à nouveaux... Incontrôlables…La douleur lancinante dans mon ventre est effacée par ma joie…Je me rendors paisiblement... En passant qu’à partir de cette nuit … ma vie allait changer.

 

Je suis restée 10 jours en SAS. (Chambre stérile) coupée du monde... c'est peut-être le plus difficile.

 

15 jours plus tard, j'ai eu droit à une chambre normale... et à mes premiers pas accompagnés de mon ami, Christophe.... Une émotion intense.

 

C'était il y a 19 ans ; chaque instant est gravé dans ma mémoire à jamais et ce soir, je souhaitais les partager avec vous.

 

Partager la naissance de ma nouvelle vie.

 

Merci à tous ceux qui ont contribué à m'offrir cette nouvelle vie ;

 

L'équipe médicale évidemment.

 

Mais aussi Christophe qui a partagé cette épreuve avec moi.... Mais qui depuis brille dans les étoiles.Il avait décidé depuis longtemps d'être donneur d'organes, mais la vie en a décidé autrement. Je n'ai pu accomplir ses dernières volontés.

 

J'ai appris à vivre sans lui.

 

C'est pour eux, et aussi ma famille, qu'enfin j'envisage un avenir..... Aussi maladroite que je suis.

 

Une pensée aussi à tous les dialysés. L'attente, le combat, le ras le bol ... tout ça en vaut en peine.

 

Enfin je n'aurais pas de mots assez puissants pour remercier cet Incconnu, qui m'offre ma vie, qui me fait vivre.

 

Juste MERCI.

 

Lisa ( article du 15 novembre 2012 à 00h48)

zouave62660 zouave62660 - dans Témoignages
2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 17:09

Ingrédients :   4 personnes

Fondant de pommes de terre à l'Ossau Iraky

 

préparation :  15 mn       Cuisson :  20 mn + 10 mn

 

Lavez vos pommes de terre

 

Faites les cuire dans une cocotte d'eau bouillante pendant 20 mn

 

Egoutez, épluchez et écrasez-les au presse-purée

 

Réservez -les

 

Beurrez généreusement 4 Petits ramequins

 

Tapissez le fond de votre purée

 

Placez le morceau d'ossau Iraky au centre

 

Recouvrez avec le reste de la purée

 

Enfournez à 210° C ( th 7) pendant 10 mn

 

Démoulez, poivrez et servez avec une salade de mâche

zouave62660 zouave62660 - dans délices au fromage
25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 17:52

D’heure en heure, une aventure humaine et médicale

Dans les coulisses du don d’organes au Québec

Salle d’opération. Une coordonnatrice de Transplant Québec est sur la ligne de feu depuis ce matin. Elle a lancé et reçu des dizaines d’appels pour confirmer la liste restreinte des receveurs, heureux élus, triés en fonction de priorités établies par des comités médicaux. L’opération permettra de donner les poumons, les reins, le foie, le pancréas et des artères. « Pour les poumons, précise-t-elle, le receveur a été choisi en fonction de la taille du donneur, ainsi que de son ancienneté sur la liste d’attente. »

 

16 h 30 Josée Maurice, seconde coordonnatrice, prend le relais pour la soirée. La sonnerie retentit. Son front se plisse. Un second test d’anticorps fait plus tôt sur un des receveurs de rein le rend inadmissible au don. « Après avoir annoncé à cette personne la meilleure nouvelle de sa vie, je vais devoir lui annoncer la pire, dans la même journée ! Pour moi, c’est un cauchemar, dit-elle, c’est la première fois que ça m’arrive. » Le patient était déjà à l’hôpital, prêt à être transféré en salle d’opération. Un seul bémol peut venir bousculer tous les plans. Le temps presse. Il faut contacter le médecin du receveur suivant sur la liste.

 

17 h Nouvel appel. Les chirurgiens transplanteurs de poumons, prêts à en entrer en action, s’enquièrent de l’heure à laquelle leur receveur devra entrer en salle d’opération à l’autre bout de la ville. « Le prélèvement est prévu vers 20 h. Les chirurgiens de l’hôpital X vont prélever les organes autres que les poumons. Vous pouvez nous envoyer les internistes pour récupérer les poumons », précise Josée.

Dans les coulisses du don d’organes au Québec Dans les coulisses du don d’organes au Québec Dans les coulisses du don d’organes au Québec

17 h 15 La pression monte. À quelques heures d’entrer en salle, toujours pas de receveur confirmé pour l’un des deux reins. « Bonjour, je vous appelle pour une offre de rein en “back up”. C’est urgent, je vous laisse mon numéro de cellulaire pour le médecin traitant. »

 

17 h 20 Nouvelle sonnerie. Josée croise les doigts. Enfin, le médecin contacté rappelle pour avoir plus de détails sur la condition physique du donneur et les détails de l’accident. « On parle de fractures crâniennes, mais il n’y a eu aucun autre traumatisme. Il s’agit d’un non-fumeur. Le rein gauche fait 10 cm, explique-t-elle. On se dirige vers le bloc opératoire vers 19 h, on aurait aimé vous appeler à l’avance, mais on ne s’attendait pas à devoir trouver un autre “back up”. »

17 h 30 Plus que 90 minutes avant l’arrivée des chirurgiens. Ça y est, le dernier receveur vient d’être confirmé. Il était moins une. « Tous les receveurs sont à Montréal. Si ça fonctionne, ce sera exceptionnel, autant d’organes en un seul don », soupire la coordonnatrice, soulagée.

17 h 45 Aux soins intensifs, le futur donneur est toujours dans un état stable. La condition de ses poumons s’est grandement améliorée. « Ce patient sera aussi le premier à donner un pancréas après décès cardiovasculaire. Le coeur, toutefois, ne pourra pas être prélevé, étant donné que le patient devra décéder par arrêt cardiovasculaire avant le prélèvement », précise le Dr Marsolais. On prépare le patient au transfert vers la salle d’opération.

 

18 h 30 Des policiers du SPVM foncent vers un hôpital du centre-ville pour aller chercher les deux chirurgiens qui prélèveront les poumons.

 

18 h 50 À notre arrivée, la salle d’opération est déjà comme une ruche. Une quinzaine de blouses bleu ciel bourdonnent autour du bloc opératoire. Inhalothérapeute, anesthésiste, infirmière clinicienne, assistants opératoires, perfusionniste : tous s’affairent à préparer la batterie d’équipements nécessaires à l’intervention. Outils chirurgicaux et bacs de glace jalonnent les plateaux en inox placés en retrait.

 

18 h 55 La camionnette du SPVM vient de stopper net devant les portes de l’urgence, tous gyrophares dehors. Deux chirurgiens transplanteurs de poumons arrivent en rafale, armés de leurs glacières prêtes à accueillir l’espoir d’une seconde vie.

19 h00  Le Dr Marsolais livre le plan de match de la soirée, avant que la fourmilière ne se mettent à l’oeuvre pour accueillir le patient, préparer le matériel chirurgical et les fluides nécessaires à la perfusion des organes. Deux autres chirurgiens font irruption au bloc opératoire, venus d’un autre hôpital pour prélever le foie, les reins et le pancréas.

 

19 h 40 Le patient vient d’être amené au bloc opératoire. Son thorax est désinfecté à l’iode, puis soigneusement couvert d’un drap bleu. Plus loin, un cardiologue-intensiviste achève d’installer un système de télémédecine qui permettra à l’équipe chirurgicale de suivre à distance les signes vitaux du patient, quand la famille se retrouvera seule avec Maxime.

 

19 h 50 Savonnage vigoureux des mains et des avant-bras pour les chirurgiens avant d’enfiler leurs gants et de se retirer dans une pièce attenante. « On ne touche à rien après avoir quitté la salle pour préserver la stérilité ! », intime l’un d’entre eux à la volée. Pour la prochaine demi-heure, l’équipe chirurgicale restera confinée dans une salle attenante pour préserver l’intimité de la famille et l’anonymat du donneur.

 

19 h 55 L’humanité reprend ici le pas sur la logistique militaire et l’artillerie médicale. Des draps camouflent les appareils médicaux, la lumière s’est estompée. Un appareil diffuse quelques notes de musique, réclamée par la famille, pour feutrer l’aspect austère de cette salle normalement plongée sous les néons.

20 h 05 Seul le visage et le bras droit de Maxime émergent maintenant d’une mer de draps azur. Une photo a été placée dans la main du donneur à la demande des proches. La mère et la soeur vont assister au retrait du support respiratoire, aux côtés du Dr Marsolais et de quelques infirmières. « La famille est très secouée. Ces dons vont beaucoup les aider à passer au travers », croit ce dernier.

 

20 h 10 Quelques notes s’échappent de la salle pendant que se jouent les derniers instants de Maxime. Pendant ce temps, on entendrait une mouche voler dans la pièce où s’est retirée l’équipe médicale. Quatorze paires d’yeux sont rivées sur le moniteur qui transmet en temps réel l’état du rythme cardiaque du donneur, sa pression systolique et son taux d’oxygène dans le sang.

20 h 23 Après plusieurs minutes de recueillement, le patient est extubé en la seule présence de sa famille et du médecin traitant, le Dr Marsolais. La mère lui tient tendrement la tête, prostrée durant cet adieu douloureux. Nul ne sait combien de temps il faudra avant que le corps ne rende les armes. « On ne sait jamais ce qui nous attend. Mais compte tenu de son état, l’arrêt cardiaque devrait survenir rapidement. » Sous anesthésie, le patient ne ressent aucune douleur, simplement une baisse graduelle des signes vitaux, insiste le Dr Marsolais. « Jusqu’à la fin, on lui dispense les mêmes soins qu’à un patient vivant. »

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20 h 25 Dans l’antichambre où l’on assiste à ce décès à distance, personne n’est indifférent face à cette mort qui s’étiole en direct. L’air pensif, les chirurgiens se préparent à transformer ce départ en seconde vie. Sur le moniteur, les battements cardiaques ont commencé à plonger. Six minutes après l’arrêt du support respiratoire, la saturation d’oxygène dans le sang a atteint 0. La tension est palpable. Plus le décès est lent, plus la chance de donner des organes sains s’amenuise. Après plus de 45 minutes, certains organes pourraient être perdus.

 

20 h 38 Sur l’écran, les sursauts du point lumineux associé aux battements cardiaques viennent de s’arrêter. La vie, en sursis depuis 15 minutes, vient de livrer son dernier souffle. Cinq minutes d’asystolie complète doivent être observées avant que le décès ne soit constaté. Pour la famille, c’est le début d’un long deuil. Au cours des prochains jours, une infirmière assurera un suivi serré des proches. « Un mois plus tard, nous vérifions comment ils se portent. Quand le patient décédé est un enfant, c’est très difficile. Nous pouvons leur donner de l’aide psychologique, de l’accompagnement au deuil. S’il y a des enfants, nous avons même des livres à suggérer », explique Anne-Marie Lagacée, infirmière clinicienne associée au CPO. L’équipe chirurgicale attend le signal pour faire irruption dans la salle d’opération. « Dans deux minutes ! » lance, montre en main, le coordonnateur de Transplant Québec, Martin Brouillard.

20 h 43 La famille est maintenant partie. L’équipe du bloc opératoire entre en scène et une course contre la montre s’amorce. Le patient doit être rapidement réintubé pour préserver l’état des poumons et incisé. De la glace est insérée près des organes pour les préserver pendant toute la durée du prélèvement.

 

20 h 50 Maintenant complètement perfusés avec une solution de préservation, les organes sont prêts à être prélevés. « Combien de temps ? », s’inquiète l’un des chirurgiens. « Douze minutes depuis l’arrêt cardiaque », note le coordonnateur de Transplant Québec. « Les poumons doivent être transplantés dans un délai de quatre à six heures au plus, le foie dans les douze heures et les reins en moins de vingt-quatre heures. »

 

21 h00 Avec la dextérité de fins couturiers, deux chirurgiens prélèvent délicatement les poumons. Un travail d’orfèvre qui commande temps et doigté. Après plusieurs longues minutes, le chirurgien extirpe les poumons du thorax et les insère délicatement dans une solution de conservation. « Ça, c’est la vie ! », dit-il, fébrile, quittant la salle pour filer vers un autre hôpital de la métropole, où le patient receveur est déjà prêt à subir la transplantation. « C’est parti pour une longue nuit », lance son collègue, transportant à l’épaule une glacière, remplie de tous les espoirs.

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21 h 30 Cachés derrière leurs lunettes grossissantes, les deux autres chirurgiens prennent prestement le relais et passent plusieurs dizaines de minutes à détacher délicatement l’artère hépatique qui relie le foie, puis extraient les deux reins et les pancréas. Des artères, récupérées au passage, sont blotties dans des sacs de conservation.

 

22 h 30 Le bloc maintenant s’est vidé et le bourdonnement a fait place au calme. Mission accomplie. Les quatre organes, placés dans de grosses glacières sur roulettes, sont repris au passage par les chirurgiens qui mettent le cap vers leur hôpital, prêt à entamer un second marathon. Celui de la transplantation. Filant dans les corridors, ils sont attendus par une camionnette du SPVM qui ronronne devant les portes de l’urgence. Les gyrophares s’éloignent doucement dans la nuit, emportant avec eux l’espoir de quatre vies meilleures.  ( Source : Le devoir du 25 11 2014 . Article de Isabelle Paré | Santé )

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