Greffé du foie le 02 01 2008 . Je désirerais entrer en contact avec toutes personnes greffées ou en attente de greffe. Je suis bénévole au sein de l'association Don de vie .Prendre contact en laissant un message dans les commentaires .
Elle a reçu un nouveau foie.
« Depuis la greffe, je ne me prends plus la tête pour des bêtises. »
Le 23 août 2011, Chantal Dery a connu une deuxième naissance. Ce jour-là, l’équipe d’Erasme lui a greffé un nouveau foie, celui d’une jeune femme. Un don d’organe. « Un don de vie », comme elle aime l’appeler. Alors qu’elle s’apprête à souffler les deux ans de sa résurrection, elle revient sur son expérience. Un témoignage qui fait réfléchir sur le don d’organes.
« Il y a vingt ans j’ai été contaminée par le virus de l’hépathite C suite à transfusion sanguine. La maladie s’est déclarée il y a quelques années. Elle m’a causée dans la foulée une cirrhose du foie qui s’est rajoutée ensuite à un début de cancer du foie... La totale. Avant l’opération, j’étais donc au plus mal. Condamnée... Oui, c’est le mot », raconte avec émotion Chantal Dery, une citoyenne installée à Forchies-la-Marche. Elle poursuit : « Ma vie ne tenait plus qu’à un fil ténu. Cette greffe du foie, c’était ma dernière chance. Le seul espoir qu’il me restait ».
L’émotion la submerge mais elle poursuit : « Ce don d’organe m’a sauvé la vie. Il y a clairement un avant et un après même si je ne serai plus jamais comme avant. Mais, on peut dire que j’ai vécu littéralement une deuxième naissance. Tous les jours, je remercie mon donneur. Impossible de l’oublier. J’ai gagné deux ans de vie grâce à ce geste si généreux. Après un certain âge, on arrête généralement de compter les années. Moi, l’inverse ! C’est autant de journées gagnées. Elles me prouvent que je ne me suis pas battue pour rien. »
« CETTE GREFFE, C’ÉTAIT MA DERNIÈRE CHANCE. LE SEUL ESPOIR QU’IL ME RESTAIT »
« ON ENTERRE DES CORPS ENTIERS QUI POURRISSENT AU LIEU DE SAUVER DES VIES ! »
Cette opération de la dernière chance s’est déroulée le mardi 23 août 2011. Dénouement heureux après une attente angoissante. Une course contre la mort. « Je suis restée quelques mois sur liste d’attente avant d’être greffée. Là, on se retrouve appelable sept jours sur sept, 24 heures sur 24. Puis, enfin, la délivrance... L’équipe du docteur Mo-reno m’a téléphonée un lundi à 17 heures 55. J’étais dans un supermarché. Le lendemain, on me greffait un nouveau foie appartenant à un donneur anonyme. Je sais juste qu’il appartenait à une jeune dame. »
Chantal Dery ne sait rien sur sa sauveuse pourtant les liens qui la relie à cette mystérieuse inconnue sont forts, très forts. « Je me dois de faire honneur à ce don d’organe, à ce don de vie, assure-t-elle. Je me dois donc d’avoir une hygiène irréprochable pour rendre hommage à ce cadeau. Pour remercier la donneuse mais aussi sa famille qui ont accepté cette démarche difficile. » Difficile, c’est bien le mot. Donner ses organes reste un tabou bien ancré. Le geste n’est pas encore automatique. Loin de là. « Autour de moi, très peu de personnes se positionnent sur la question. Les gens ont peur, déplore-t-elle. La sensibilisation est donc essentielle. Les gens ne se rendent pas compte que ça n’arrive pas qu’aux autres. Il faut donc y penser... »
Et de s’indigner : « Et puis, franchement, on enterre des corps entiers qui pourrissent dans un cercueil au lieu de sauver des vies ! Cette situation me dépasse. Pensons au don d’organes. Ce geste sauve des vies. J’en suis la preuve vivante ! » l (source : le blog de Derry TURLA Fontaine L'Evéque)